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Victime du diable

    Denis Harding a toujours eu sa voie toute tracée dans la vie. A Glenford, le village du Sussex, en Angleterre, où il habite, c'est pour tout le monde une évidence. Petit-fils et fils unique de pasteur, il ne pouvait que devenir pasteur lui-même.
    D'ailleurs lui-même n'a jamais eu d'autre idée. Garçon sérieux, tranquille et calme, il a tout naturellement fait ses études religieuses et il s'est installé dans la paroisse de son père en attendant de lui succéder un jour.
    Un pasteur devant être marié, Denis a épousé en1964, à vingt-deux ans, la ravissante Lydia, elle-même fille de pasteur. Tout était en place pour qu'il continue la tradition familiale.
    Bref, une vie que rien ne semble devoir déranger : c'est du moins ce que pensent les habitants de Glenford... Ils oublient, cependant, que quelquefois un grain de sable peut se glisser dans les mécanismes les mieux rodés. On appelle cela tantôt le destin, tantôt le hasard. Mais dans le cas de Denis Harding, il vaudrait mieux parler du diable.

    1972. Il y a huit ans que Denis Harding est marié avec Lydia. Il y a trois ans que son père a pris sa retraite et qu'il lui a succédé comme pasteur à la tête de la paroisse de Glenford.
    Et le pasteur Denis Harding est vite devenu une personnalité dans le village. Son aspect physique, d'abord, force l'attention et le respect. Il est grand ; il a le front bombé, les cheveux déjà dégarnis malgré ses trente ans ; ses lunettes de myope à monture de métal renforcent le côté ascétique de son visage. Tout dans son aspect donne une impression de rigueur et de mysticisme. Le jeune pasteur Harding, élevé depuis sa plus petite enfance dans la religiosité, est visiblement un être détaché des choses matérielles. C'est un homme de Dieu dans toute l'acceptation du terme.
    Les habitants de Glenford admirent aussi le couple qu'il forme avec Lydia. On a vraiment plaisir à les voir ensemble. Lydia est une grande blonde aux cheveux évanescents. Elle aussi a l'air totalement détachée des biens de ce monde. Elle a quelque chose de pur, d'irréel presque. Elle est le double féminin du pasteur. Le seul regret qu'ont pour eux les villageois est qu'ils n'aient pas encore d'enfant après huit ans de mariage. Un garçon aurait comblé les voeux de tout le monde, car le nouvel Harding junior serait certainement devenu pasteur lui aussi, après les générations précédentes.
    Cela, c'est la façade. Mais les gens seraient étonnés et quelque peu effrayés s'ils savaient ce qui se passe réellement dans le couple Harding...
    Tout a commencé dès la première semaine de leur mariage. Après l'inévitable nuit de noces, Lydia a tout de suite montré une aversion, une répulsion insurmontable pour l'amour physique. Pour avoir un enfant à la rigueur, mais c'était la seule raison. Or peu après, elle a appris de son médecin qu'elle était stérile. Du coup, elle s'est refusée pour toujours à son mari et, chaque fois que celui-ci insistait, elle se fâchait :
    - Comment toi, un homme de Dieu, oses-tu me demander des choses qui sont contraires aux volontés divines ?
    Alors Denis Harding a fini par renoncer. Il s'est fait une raison d'autant plus facilement qu'il s'imaginait, dans son inexpérience, que toutes les femmes étaient semblables. Du coup, il est rentré plus encore en lui-même. Il s'est détourné de sa vie conjugale pour ne plus se consacrer qu'à Dieu.
    En cette année 1972, le pasteur Harding redouble d'ardeur religieuse. Mais sa mésentente conjugale n'en est pas la seule raison : il y en a une seconde dont il prend conscience un jour avec une réelle surprise. Cette raison s'appelle Myriam Johnson.
    Myriam a dix-sept ans. Elle vient aider au temple depuis qu'elle est petite fille. Denis l'a longtemps considérée comme son enfant. Et maintenant, dans ses sermons, c'est involontairement à elle qu'il s'adresse. Le dimanche, elle est là au premier rang, dans ses robes sages qui lui vont si bien. C'est à elle qu'il pense, quand, la veille au soir, il rédige ses sermons, alors que Lydia est déjà couchée. Ce sont ses réactions qu'il guette quand, le lendemain, il les prononce.
    Myriam Johnson est blonde, comme Lydia, mais, à part cela, elles n'ont rien de commun. Myriam n'a pas cet air évanescent, évaporé, qu'a sa femme. En dehors des offices, elle est pleine de vie. Ses lèvres ne sont pas, comme celles de Lydia, perpétuellement fermées dans le même pli pincé, elles sont charnues au contraire et s'animent pour sourire, pour rire. Et, bien que le pasteur n'en ait qu'une sensation confuse, de corps, Myriam est l'inverse de Lydia. Autant sa femme est élancée et mince, autant la jeune fille est robuste, épanouie.
    Les mois passent... Le pasteur Denis Harding atteint des sommets dans son ministère. Ses sermons sont empreints d'une fougue, d'un enthousiasme, d'une religiosité si élevés qu'on vient de plusieurs paroisses environnantes pour les entendre. Lui, ressent un sentiment de plénitude. Malgré sa vie conjugale décevante, il a trouvé son équilibre. L'intérêt qu'il porte à Myriam Johnson ne l'inquiète nullement. C'est la plus dévouée, la plus fidèle de ses paroissiennes et s'il prend plaisir à la regarder, c'est seulement qu'il rend hommage à la création du Seigneur.
    Pourtant, c'est alors, en novembre 1972, que se produit un événement qui devrait l'éclairer. Peu de temps avant ses dix-huit ans, Myriam vient le voir après l'office.
    - Monsieur le Pasteur, je vais bientôt avoir besoin de vous.
    Le visage de Denis Harding s'illumine mais, avant qu'il ait pu dire quoi que ce soit, Myriam continue, avec un charmant sourire :
    - Je vais me marier.
    Le pasteur Harding ressent une sorte de vide à l'intérieur... Par la suite, quand il a essayé d'analyser cette curieuse sensation, il a conclu que la raison de son malaise était la personnalité du fiancé de Myriam : George Bertham, le fils d'un fermier d'un village voisin, un garçon brutal, grossier, ne la rendrait certainement pas heureuse. Mais il se trompait : ce n'était pas en apprenant l'identité du fiancé qu'il avait eu cette réaction, c'était avant qu'elle ne lui cite aucun nom...
    Après avoir sermonné en vain Myriam sur les dangers de cette union, Denis finit par lui dire, d'un ton plus ému qu'il ne le voudrait.
    - Tu viendras quand même me voir de temps en temps ?
    Myriam promet et, quelques semaines plus tard, le pasteur Denis Harding célèbre son union avec George Bertham. A partir de cette date, ses paroissiens remarquent un changement dans ses sermons. Son éloquence, toujours aussi brillante, se fait plus dure. Le ton de ses prédications devient plus sombre. Maintenant, le pasteur Harding condamne le péché avec une violence qu'on ne lui avait jamais connue. Il fait même passer un frisson dans le temple quand il dénonce, l'index levé vers le ciel, le péché de chair, le plus abominable de tous, même dans le mariage.
    C'est un peu plus d'un an plus tard, en avril 1974, que le destin ou le diable entre en scène.
    Le 6 avril au soir, on frappe à la porte du presbytère. Le pasteur Harding est seul. Sa femme est chez sa mère, elle est malade... Elle est de plus en plus souvent malade, car dans un esprit d'ascétisme, elle ne s'alimente presque plus. Elle passe des heures et des heures, seule dans sa chambre, à lire des livres religieux.
    Un peu intrigué par cette visite à une heure inhabituelle, Denis Harding va ouvrir. Il pousse un cri de joie :
    - Myriam !
    Mais aussitôt sa joie s'évanouit... Oui, c'est bien Myriam, mais dans quel état ! Elle a un oeil au beurre noir, ses bras nus portent des marques sanglantes. Il balbutie :
    - Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
    La jeune femme fond en larmes. Entre deux sanglots, elle parvient à expliquer :
    - Comme vous aviez raison, monsieur le Pasteur ! J'aurais dû vous écouter, ne jamais me marier avec George. Si vous saviez comme il est mauvais ! Depuis notre mariage, il m'a battue tous les soirs ou presque. Mais cette fois, c'est bien fini. Je ne retournerai jamais à la maison !
    Prise d'une brusque impulsion, elle se jette dans ses bras.
    - J'ai peur ! Protégez-moi !
    Denis Harding sent tout se bousculer dans sa tête. Il est certainement aussi ému que la jeune femme. Il parvient tout de même à réagir et à prendre les décisions qui s'imposent.
    - Tu vas passer la nuit ici et demain nous irons trouver ensemble ton mari. Je lui ferai promettre de ne plus te faire de mal. Maintenant, tu dois prendre un bain...
    Myriam revient quelque temps plus tard. Elle a passé la robe de chambre de Lydia. Sa longue chevelure blonde flotte librement. Malgré le bleu qui la défigure, elle a gardé tout son charme.
    Alors seulement et d'un seul coup, Denis Harding comprend qu'il s'intéresse à Myriam en tant qu'homme et non en tant que pasteur... Myriam qui lui sourit, qui semble l'encourager...
    Et l'inévitable se produit. Le pasteur ne résiste pas. Il s'abandonne en pensant :
    - Je me damne...
    Il ne s'agit pas d'un simple coup de folie. Pendant les jours et les semaines qui suivent, Myriam et Denis découvrent que leur liaison n'est pas celle de deux êtres malheureux en ménage et qui se consolent ensemble. Ils éprouvent l'un pour l'autre une véritable passion.
    Ils se voient le plus souvent au temple. C'est dans le lieu de culte que leur liaison est la plus facile à dissimuler. Les gens s'imaginent que le pasteur se préoccupe d'une de ses paroissiennes en difficulté.
    Denis Harding ne lutte pas, n'éprouve même pas de sentiment de culpabilité. Il se laisse emporter tout entier par sa passion. Comme Lydia est malade et ne peut plus rien faire au foyer, il prend pour bonne Myriam qui vient de se séparer de son mari. Du point de vue pratique, il n'y a plus aucun obstacle à leur liaison. Mais d'autres difficultés surgissent...
    D'abord la situation ne pourra pas durer éternellement ainsi. A la longue, les gens finiront pas jaser. Les cancans vont bon train dans un village et, seule jusqu'ici, la réputation exceptionnelle du pasteur les en a préservés. Mais surtout, cette fréquentation de tous les jours, cette apparence d'intimité, leur devient vite insupportable. Ils se voient aussi souvent que s'ils étaient mari et femme, mais il y a l'autre, Lydia, qui passe de temps en temps à travers les pièces, silencieusement, tel un fantôme, comme pour leur rappeler sa présence. Myriam n'en peut plus. Elle répète chaque jour :
    - Je ne veux plus partager. Je veux que nous soyons vraiment ensemble, rien que tous les deux !
    Quand Myriam lui dit cela, Denis Harding ne répond pas. Que faire ? A présent, il regrette d'être pasteur. Un pasteur ne peut pas se séparer de sa femme, il ne peut pas divorcer sous peine du plus terrible scandale.
    Mais un jour qu'il est en train de méditer douloureusement dans la solitude, il lui semble entendre une voix :
    - Un pasteur peut fort bien devenir veuf et se remarier.
    Qui a parlé ? Personne, puisqu'il est seul. Ou plutôt si : quelqu'un vient de lui souffler cette idée : le diable, bien sûr !
    A partir de ce moment, le pasteur Harding devient de plus en plus fiévreux. Il se fait progressivement, au prix d'un affreux débat de conscience, à l'idée de tuer sa femme. Mais un écueil l'arrête : comment faire disparaître le corps ? Si on le retrouve, il a toute chance d'être soupçonné et arrêté et il perdra Myriam. Il doit donc réussir un crime parfait, mais de quelle manière ?
    La réponse vient à Denis Harding le 17 novembre 1974. D'un seul coup, tout son plan se dessine devant ses yeux, un plan horrible ! L'un de ses paroissiens vient de mourir et il doit procéder aux funérailles le lendemain. Les fossoyeurs ont déjà creusé la tombe dans le cimetière. Or, le cimetière de Glenford est attenant au presbytère. La nuit, il est fermé ; on ne peut y accéder de l'extérieur. Mais la porte qui communique avec le presbytère reste ouverte...
    Cette nuit, après avoir tué Lydia, il va se glisser dans le cimetière. Il va enterrer sa femme au fond du trou qui vient d'être ouvert. Et demain, on enterrera, par-dessus, le cercueil du paroissien décédé. Quel policier aurait assez d'imagination pour chercher le corps dans un endroit pareil ? Jamais on ne retrouvera Lydia !
    Denis Harding occupe toute sa journée du 17 novembre aux préparatifs du meurtre. Dans un dernier reste d'humanité, il ne veut pas que sa femme souffre. Il décide de l'empoisonner. Dans une localité éloignée, il va acheter de la strychnine, "pour désherber", précise-t-il et, dans un autre village, il fait l'acquisition d'une pelle. Cette fois, il a tout. Rien ne le fera reculer. D'ailleurs Myriam, qu'il a mise au courant, n'a rien dit.
    Lydia, prend, le soir, la tisane que lui donne son mari et la boit sans s'apercevoir de rien : elle fait attention à si peu de choses ! Elle est, depuis longtemps, totalement absente, dans une rêverie qui n'en finit jamais.
    L'effet du poison est rapide. Quand sa femme ne bouge plus, le pasteur la charge sur ses épaules et se dirige vers le cimetière. Il fait une nuit très claire, c'est la pleine lune.
    La porte du cimetière fait un bruit grinçant. Courbé sous le poids, le pasteur Harding se dirige vers le trou ouvert. Il jette le corps sur le sol, saute dans la fosse et se met à creuser frénétiquement. Il fait froid et pourtant il a l'impression de bouillir. Lorsqu'il estime le trou assez grand, il va rechercher le corps de Lydia et le jette au fond. Mais avant d'avoir lancé la première pelletée de terre sur elle, il s'arrête, horrifié : là, dans le clair de lune, il lui a semblé que Lydia avait ouvert un oeil. Elle n'est pas morte ! Il ne lui a pas donné assez de poison !
    Le pasteur Harding ferme les yeux et se met à jeter des pelletées de terre avec frénésie. Il ne veut rien voir ! Il s'est trompé, Lydia n'a pas ouvert les yeux, elle était morte ! Maintenant, pris d'une sorte de rage, il se met à tasser la terre en la foulant aux pieds comme un vigneron. Au bout d'un quart d'heure, il s'arrête, épuisé. La tombe est telle que les fossoyeurs l'avaient faite, prête pour l'enterrement de la matinée...
    A l'enterrement, tous les assistants sont frappés par sa mauvaise mine. A plusieurs reprises, on le voit s'arrêter au milieu de ses paroles et fermer les yeux. Pour l'éloge funèbre du défunt, lui, d'habitude si brillant, ne prononce que des banalités... "Notre pasteur a des préoccupations, pensent les villageois. C'est sans doute à cause de sa femme. On dit que sa santé est de plus en mauvaise".
    En rentrant au presbytère, Denis Harding retrouve Myriam... Dès qu'elle s'approche de lui, il fait un bond, comme s'il avait reçu une décharge électrique.
    - Non. Va-t'en ! Laisse-moi.
    Myriam n'insiste pas. Denis est encore sous le choc : c'est normal. Elle ne doit pas le brusquer. Maintenant, ils ont tout leur temps, toute leur vie...
    Selon le plan prévu, deux jours plus tard, le pasteur Harding téléphone à sa belle-mère.
    - Comment ? Lydia n'est pas chez vous ! Mais cela fait quarante-huit heures qu'elle est partie vous rejoindre !
    Alertée en même temps par le pasteur et sa belle-mère, la police commence son enquête. Devant l'inspecteur Crosby, qui en est chargé, Denis Harding fait part de ses inquiétudes.
    - J'ai peur qu'elle n'ait fait une bêtise, inspecteur. Depuis quelque temps, son équilibre nerveux me semble fragile.
    Comme la mère de Lydia Harding confirme les troubles psychologiques de sa fille, l'inspecteur Crosby fait fouiller la région, sonder les lacs et les rivières dans l'hypothèse d'un suicide. Pourtant, il a remarqué également la petite bonne, qui n'a rien de la domestique revêche qu'ont habituellement les pasteurs. Bien sûr, Denis Harding a une réputation irréprochable, mais on ne sait jamais...
    Tandis que l'enquête continue son cours, au presbytère, le pasteur Harding s'enfonce chaque jour un peu plus dans le cauchemar. Non seulement il ne s'est pas remis du choc, mais il ne peut plus supporter Myriam. Sa simple vue lui fait horreur. Dès qu'elle s'approche de lui, une vision la remplace : celle d'une autre femme ouvrant les yeux. Car elle a ouvert les yeux, il en est sûr ! Il l'a enterrée vivante !
    Alors, repoussant Myriam et se prenant la tête dans les mains, Denis Harding répète la même phrase comme une litanie :
    - Lydia ! Je l'ai tuée pour rien...
    Myriam le dégoûte chaque jour davantage. Au début, la jeune femme fait tous ses efforts pour vaincre sa répulsion, mais quand elle constate que l'humeur de Denis ne fait qu'empirer, elle finit par se lasser. Elle prend l'habitude de s'absenter de plus en plus longtemps du presbytère.
    Un jour, trois mois après le meurtre de Lydia, elle annonce à Denis Harding :
    - J'ai fait la connaissance d'un gentil garçon en ville. Je vais l'épouser. Ce sera mieux ainsi.
    En entendant la nouvelle, le pasteur Harding reste muet quelques instants et puis il part d'un rire terrible, qui n'en finit pas. Il rit encore quand Myriam fait ses valises et c'est secoué de hoquets qu'il lui dit adieu quelques minutes plus tard.
    De son côté, en apprenant le mariage de Myriam, l'inspecteur Crosby met un terme à son enquête. Ce n'était pas un crime passionnel, comme il l'avait supposé un instant. Lydia Harding, déséquilibrée depuis longtemps, s'était suicidée, vraisemblablement en se jetant à l'eau. Les flots rendront peut-être son corps dans un mois, dans un an ou jamais...
    A partir du départ de Myriam, le pasteur Harding a décliné rapidement. Très vite, il a fallu l'hospitaliser. Il ne souffrait d'aucune maladie particulière ; simplement il ne voulait plus vivre, quelque chose s'était irrémédiablement brisé en lui.
    - C'est l'annonce que la police arrêtait son enquête, on dit les médecins. Il n'a pas supporté de savoir sa femme officiellement disparue.
    Il a fallu deux ans au pasteur Harding pour venir à bout de ses forces vitales. Il s'est éteint le 20 décembre 1976.
    Dans ses papiers personnels on a retrouvé une lettre cachetée à l'attention de la police où il racontait en détail les circonstances de son crime.
    Il terminait par cette phrase :
    Faites sortir Lydia de terre, donnez-lui une sépulture chrétienne...
    Et il ajoutait :
    Et mettez-moi à sa place. C'est celle que je mérite.

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