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Chapitre 07-1

    Parfois, vers deux heures de l'après-midi, Mme Albertine Haque, copieusement fardée, son renard sur ses épaules, la bouche arrondie avec du rouge gras dessinant le haut d'un cœur sur la lèvre supérieure, proposait à Olivier :

    "Va chercher ta veste. On va aller se balader sur les boulevards...".

    Mais il refusait, comme ça, tout net, sans donner de prétexte, et elle s'éloignait en tordant le cou comme une dinde, vexée. Olivier n'aimait quitter le quartier que la nuit. Ou alors avec Bougras qui rendait tout différent. En plein jour, il ressentait une sorte de peur panique, comme si le fait de s'éloigner de ces quelques maisons s'accompagnait du risque de quitter la rue à jamais, de se trouver brusquement face à face avec l'oncle du Nord ou, très loin, chez les grands-parents de Saugues. Dans ses pérégrinations, il ne dépassait pas les limites du boulevard Barbès, de la place Constantin-Pecqueur ou de la rue Marcadet.
    Il entrait souvent chez Dufayel, au "Palais de la Nouveauté", pour admirer les lourdes bicyclettes Auto-moto à pneus demi-ballons, les vélos-porteurs à guidons en forme de cornes de buffles et les fins courriers à boyaux, élancés comme des gazelles, ou ces tandems auxquels rêvaient Jean et Élodie. De ce rayon, il passait à un autre, marchant sur la pointe des pieds pour éviter de trop faire craquer les parquets, prenant garde de ne pas éveiller l'attention des vendeurs en blouse grise. Il observait tout, les objets plus particulièrement que les vêtements, fasciné par les bassines de cuivre rouge pour confitures, les lessiveuses en fer étamé avec leur pomme arroseuse, les cocottes en fonte noire, les faitouts, les casseroles en aluminium rangées par taille comme une famille nombreuse devant le photographe, les poêles ressemblant à des raquettes de tennis, les plats à four en terre cuite, tous ces ustensiles lui rappelant la cuisine de sa mère.
    Il aimait d'un autre amour les magasins de "La Maison Dorée", moins vastes, plus intimes, enfermés dans un triangle bordé par les rues Custine, Doudeauville et le boulevard Barbès. Mais les surveillants en jaquette et pantalon rayé, avec cravates grises rebondies et piquées d'une perle de culture, chaîne d'huissier au cou, se méfiaient des enfants seuls et les raccompagnaient à la porte de sortie en les poussant aux épaules du bout des doigts comme s'ils craignaient de se salir. Alors, Olivier, avant d'entrer, choisissait une mère de famille accompagnée de sa marmaille et se glissait négligemment parmi les poussins comme s'il faisait partie de la couvée. Ou encore, il suivait une femme très âgée, une grand-mère, de rayon en rayon. Au début, la femme se demandait ce que voulait ce petit garçon blond, aux yeux tendres, qui la regardait tripoter les tissus et palper la laine, puis elle lui souriait et finissait par l'accepter. Il pouvait alors espérer être emmené par elle au Guignol du magasin qui donnait des séances gratuites le jeudi pour les enfants accompagnés. Comme les vieux adorent le Guignol mais n'osent pas y aller seuls, cela arrangeait les deux parties et ensuite on se quittait bons amis.
    Parfois, Olivier subissait des questions indiscrètes :

    "Qu'est-ce qu'elle fait ta maman ?".

    Au début, il répondait qu'elle était morte, mais alors on le plaignait, on prononçait le mot qu'il détestait : "orphelin" et il fallait écouter toutes sortes de considérations déjà trop entendues. Maintenant, il répondait simplement : "Elle travaille dans la mercerie !". On le laissait tranquille, mais ensuite il se sentait tout aussi mal à l'aise.
    Ainsi s'écoulait le temps d'errance en errance. Puis un matin, le père Bougras redressait sa haute taille, se frottait les mains, grattait sa barbe, consultait son porte-monnaie et disait, l'air navré :

    "Y a pas, y a pas à dire, il faut faire quelque chose...".

    Puis il déboutonnait le col de son bourgeron de velours, secouait sa crinière et disait à l'enfant :

    "Viens, gars, aujourd'hui, on bricole !".

    Il confectionnait des étagères d'angle en bois découpé pour les ménagères, réparait un robinet, allait installer une prise de courant et Olivier portait la boîte à outils. Ou bien ils partaient, munis des accessoires nécessaires, pour proposer aux commerçants de nettoyer leurs vitres et Olivier touchait de petits pourboires qu'il glissait dans une boîte d'allumettes vide en espérant devenir un jour assez riche pour acheter le fameux couteau suisse.
    Un matin de juin, Bougras s'étira au soleil et dit :

    "C'est aujourd'hui l'été. Tout ce qu'il y a de plus officiel. Mais ça fait deux mois qu'il dure. Quelle belle saison !".

    En effet, il faisait de plus en plus chaud. Les hommes laissaient flotter leurs chemisettes sur le pantalon, les femmes portaient des robes légères. Seul Bougras gardait son bourgeron et sa casquette collée au front par la sueur.
    Ayant trouvé un emploi d'homme-sandwich, il invita l'enfant à l'accompagner dans sa tournée. Son panneau, amarré aux épaules, vantait les mérites d'une bijouterie-horlogerie de la place Jules-Joffrin spécialisée dans les bagues de fiançailles, alliances, cadeaux de mariage, de baptême et de première communion. Ils enfilèrent le boulevard Ornano, puis le boulevard Barbès, Olivier portant sous son bras la réserve de prospectus, un lourd paquet de feuilles jaunes et roses. De mauvaise humeur, Bougras disait :

    "Nom de d'là, me voilà bâté comme un âne un jour de foire. Hue donc, Bougras, tu es le valet du capitalisme, les vampires te sucent le sang et tu dis bravo !".

    Il tendait ses prospectus aux passants d'un geste large et majestueux et si l'un d'eux venait à refuser ou à jeter tout de suite le papier roulé en boule dans le caniveau, il le tourmentait d'une voix graillonneuse et agressive :

    "Il est pas beau mon papelard ? Il est pas beau ? Mal rédigé peut-être ? Môsieur fait le fier. Il préférerait un jeton de voyeur. Môsieur serait-il un cochon ? Ça se voit. Allez, filez, Landru !".

    Et l'autre s'esquivait les épaules basses en répétant :

    "Non mais, non mais, non mais sans blagues ! Qu'est-ce qu'il a celui-là ?".

    Boulevard Rochechouart, en face du café Dupont "Tout est bon", un cercle s'était formé autour d'un joueur de banjo aveugle assis sur un pliant tandis que sa femme, coiffée à la Damia, un haut-parleur à la main, chantait d'une voix cassée les succès du jour en présentant aux badauds des feuillets où les portraits des vedettes se détachaient sur des impressions monochromes violines, bois-de-rose, bleu pétrole ou gris fer. Bougras et Olivier s'approchèrent, cessant de distribuer leurs prospectus pour ne pas gêner les artistes, et écoutèrent "Je suis née dans l'faubourg Saint-Denis". Puis ce fut la vente des chansons et en s'éloignant ils entendirent encore le début de "Je t'aimerai toujours, toujours, Ville d'amour, Ville d'amour".
    Comme le boulevard se situait à la limite de l'aire de prospection fixée par le commerçant, ils revinrent vers leur quartier en empruntant les rues Seveste, Ronsard et Muller. De temps en temps, Bougras jetait un regard rapide vers une bouche d'égout : il aurait été facile d'y jeter les prospectus et de se promener bien tranquillement, toujours bâté certes, mais les mains dans les poches en suivant la fumée de sa pipe. Olivier pouvait-il se douter que son compagnon avait engagé une conversation avec sa conscience, qu'il en sortait vainqueur et, l'âme pure, tendait ses papiers un par un aux passants.

    "Au fond, dit-il à l'enfant, tous ces papelards, ça ne sert à rien, mais ça flatte le marchand de soupe...".

    Le marché de la rue de Clignancourt puis celui de la rue Ramey absorbèrent de bonnes quantités, ce qui détermina Bougras à s'arrêter pour prendre un ballon de rouge chez Pierroz où il fut étonné qu'on reconnût l'enfant. Il but lentement, les yeux fermés de plaisir, d'un trait prolongé, mais il laissa un peu de vin au fond du verre qu'il mouilla d'eau gazeuse pour le tendre à Olivier. Celui-ci but à son tour, en l'imitant dans tous ses gestes, allant même jusqu'à passer le poignet sur des coins de moustache imaginaire en énonçant : "Ça fait du bien par où ça passe !
    - Sûr !" dit Bougras.

    Bien qu'il ne restât plus qu'une vingtaine de prospectus qu'Olivier plia en deux et glissa sous sa chemise, il était trop tôt pour se rendre chez le bijoutier : le commerçant aurait soupçonné quelque rouerie. Bougras, qui, avec un soupir d'aise, s'était débarrassé de son panneau, demanda à Pierroz de le lui garder dans un coin et il alla le cacher au fond de la salle, derrière les billards russes.
    En sortant, il acheta un pain aux raisins et une tablette de chocolat au lait pour Olivier et, pour lui-même, une bonne pesée de gros pain qu'il accompagna d'un morceau d'andouille de Guéméné vendu par un marchand en plein vent. Ils montèrent jusqu'au square de la place Constantin-Pecqueur, désert à ce moment-là, et s'installèrent au large sur un banc pour déjeuner.
    Bougras sortit de sa poche un couteau Opinel à lourd manche de bois clair et mangea à la campagnarde, le pain bien en main, l'andouille retenue par le pouce, taillant successivement dans l'un et dans l'autre et portant les morceaux réunis à sa bouche avec le couteau. Il mâchait longuement, du côté gauche, car il lui manquait quelques dents. De temps en temps, ils jetaient des miettes aux oiseaux, Bougras pestant contre les pigeons auxquels il préférait les moineaux.

    "Bougras, pourquoi tu as une barbe ?
    - Parce que dessous, il y a une sale gueule...", répondait Bougras dans un rire.

    Olivier se demandait pourquoi il était si copain avec Bougras, "ce sauvage de Bougras" comme on l'appelait dans la rue parce qu'il parlait peu et grognait toujours contre quelque chose ou contre quelqu'un. Il tapota sur la tête de l'enfant dont les cheveux déjà trop longs et débarrassés des aventures de la gomina s'ébattaient en liberté.

    "Ben, tu vois, dit-il, on est bien".

    Et cela voulait tout dire. Bougras pensait qu'un enfant, c'est une bonne compagnie, que ça ressemble à un animal, que ça sait se taire quand il le faut, mais que cela ne dure jamais bien longtemps. Quand ils sont grands, ils deviennent bêtes, comme les autres. Il savait que celui-là avait éprouvé un choc affectif, ce qui le différenciait un peu. Bougras, malgré sa joyeuseté de façade, avait une vision pessimiste des hommes. Individuellement, il pouvait les accepter, mais en groupe, il les trouvait impossibles. Il ne se soustrayait pas à cette critique et, intimement, se comparait à un rat subsistant grâce aux reliefs des autres et, au fond, s'en accommodant fort bien sans gêner personne.
    Olivier qui pensait souvent à Mado la Princesse ne put se retenir d'affirmer sur un ton persuasif :

    "Tu sais, Bougras, Mado, elle est très gentille.
    - Bien sûr qu'elle est gentille !" grogna Bougras avec un air de penser le contraire et de retenir une appréciation peu aimable.

    Ils mangèrent quelques bouchées. Olivier leva les yeux sur le monument de pierre en haut du square. On enfermait toujours les statues dans des grilles de fer, mais c'étaient ceux qui les regardaient qui se sentaient en prison.

    "Tu connais le beau Mac ? demanda Olivier.
    - J'aime mieux pas.
    - Anatole dit qu'il est dingue, que c'est un barbeau (il n'avait qu'une idée vague du terme et espérait que Bougras le lui expliquerait). Mado, elle, elle a dit :
    "C'est la méchanceté à l'état pur". L'autre jour, il m'a appris à me bagarrer...".

    Là, Bougras devint tout rouge. Il avala de travers, toussa et répéta plusieurs fois : "Nom de d'là, nom de d'là !". Il paraissait en proie à une vive colère, mangeait hâtivement, et même avec gloutonnerie, ne regardait plus l'enfant. Celui-ci émietta le minuscule morceau de pain gris qui lui restait et jeta la nourriture aux oiseaux. Tirant un prospectus rose de sous sa chemise, il le plia à la forme d'un bateau qu'il poussa devant lui sur le banc en faisant "Tuttut, tuttut...".

    "Dis, Bougras, qu'est-ce que c'est un "barbeau ?"
    - Un poisson.
    - Ah ?".

    Bougras mâchait et remâchait sa mauvaise humeur qui, à partir de Mac, s'étendait au reste du monde. Il boudait, grognait, philosophait en noir pour lui tout seul, paraissait prêt à mordre et jetait des "Bande d'ordures !" suivis d'"Après tout, j'en ai rien à chiquer !" en regardant les pigeons qui piquaient du bec l'allée sableuse, comme s'il s'adressait à eux.
    Avec des gestes nerveux, il écarta la poche de sa tabatière en caoutchouc devenue porte-monnaie et en tira un billet de cinq francs qu'il tendit à l'enfant :

    "C'est ton salaire...
    - C'est trop !
    - Non, c'est calculé juste. Maintenant, rentre. Ta cousine va encore dire que tu lui fais tourner les sangs. Moi, je vais voir le bijoutier".

    Olivier finit par accepter le billet. Observant l'homme entre deux mèches blondes qu'il n'écartait pas, il lui dit :

    "T'es fâché, Bougras ?".

    Bougras essaya de sourire et lui répondit un peu vite :

    "Mais non, mais non, tu n'as rien à voir là-dedans. De temps en temps, ça me prend et puis ça passe. Allez, file !".

    En revenant vers la rue, Olivier était assez mélancolique. Il avait fait quelque chose de mal, c'était sûr, quelque chose du genre de l'incendie du cagibi, mais en moins visible. Il chercha sans trouver, se promenant en écartant les bras de son corps et en les laissant tomber avec un soupir.
    Rue Caulaincourt, il croisa une file de pensionnaires qui marchaient deux par deux sous la conduite d'un maître à barbiche. Vêtus d'un pantalon gris, avec une veste noire à boutons dorés, ils portaient une casquette de collège à visière de cuir. Pour Olivier, tous les jeunes garçons en uniforme qu'il rencontrait étaient des orphelins. Il s'écarta pour les laisser passer en imaginant une hécatombe de parents. Ces enfants paraissaient joyeux et bien nourris. Ils le toisèrent et il eut envie de leur faire la grimace. Puis l'image de Virginie brodant au point de croix des sapins vert émeraude l'habita un instant et il repartit en rentrant les épaules.
    Une voix fraîche l'interpella. C'était son voisin de classe, celui avec qui il partageait le pupitre double, un nommé Dédé, mais qu'on appelait Bouboule, petit être obèse et joyeux qui passait son temps à s'empiffrer de chaussons aux pommes, de pains au chocolat, de lourds puddings et de toutes sortes de sucreries sans la moindre gêne. Ses goûters de quatre heures étaient célèbres : de véritables repas de déménageurs. Toute sa vie, il ressemblerait à un hippopotame, comme son père, comme sa mère, comme toute sa famille, étant entendu une fois pour toutes que c'était une question de glandes et qu'il vaut mieux faire envie que pitié. Si on se moquait de lui, il répondait par un sourire niais et tapait sur son ventre avec un bon regard de ses yeux bleu pâle qui désarmait. Au fond, Bouboule, on l'aimait bien.

    "Vise un peu, Huile d'Olive, c'te glace !".

    Bouboule tenait à la main un cornet à double compartiment où deux boules de glace en supportaient une troisième. Tout en parlant, il lapait la vanille, la fraise et le café, indifféremment, à coups de langue rapides, comme un chat, et ses yeux roulaient de gourmandise satisfaite.

    "Tu m'en files ?" demanda Olivier.

    Généreusement, Bouboule fit glisser la boule de glace à la fraise dans la paume de son camarade. Ils se mirent à rire. Parce que c'était froid, Olivier faisait passer la glace d'une main dans l'autre et, en même temps, il léchait la crème rose qui fondait. Ils sautèrent et ils gambadèrent. Olivier tirait la langue pour montrer qu'elle était rouge et se poissait les mains en grimaçant.
    Quand le cornet eut disparu dans la grosse bedaine de Bouboule et qu'Olivier, tant bien que mal, eut nettoyé ses mains, ils parlèrent plus sérieusement.
    L'année scolaire se terminait. En attendant la distribution des prix, Bibiche, l'instituteur, permettait aux écoliers des lectures libres en classe. Cela voulait dire que les illustrés surgissaient des cartables et qu'on s'échangeait des lectures enrichissantes à base de "Cri-Cri, L'Épatant, Les Belles Images, Le Petit Illustré, Benjamin" ou "Le Roi des boy-scouts". Tous les jouets confisqués en cours d'année avaient été restitués, le maître sortant de ses tiroirs une quantité appréciable d'objets saisis dans la classe : balles de tennis ou de ping-pong, lance-pierres, revolvers à bouchons, petites boîtes rondes imitant un beuglement ou un miaulement, sifflets, toupies...

    "Tu te rappelles, le coup des billes ?" gloussa Bouboule.

    Si Olivier se rappelait ! Ce matin-là, tout de suite après la récréation, il avait glissé dans la case de son pupitre une chaussette de laine gonflée de billes, ce qui lui donnait l'aspect d'une grappe de raisin. En pleine dictée, alors que le maître articulait les mots dans le plus profond silence, la chaussette avait craqué et les billes avaient roulé sur le plancher de la classe, les autres écoliers les poussant de la pointe du pied. Quel chahut ! Bibiche, au lieu de dire à Olivier qui, tout penaud, partait à quatre pattes sous les tables, "Châteauneuf, vous me ferez cent lignes !" avait dit :

    "Châteauneuf, vous me ferez cent billes !".

    Toute la classe était partie d'un éclat de rire. Le maître avait dit : "Cela s'appelle un lapsus !" mais Olivier avait dû expliquer en cent lignes pourquoi c'était mal de jouer aux billes pendant que le maître dictait un texte d'Alphonse Daudet. Cela devait donner un beau morceau de littérature.
    Par gentillesse, Bouboule demanda à Olivier : "Tu reviendras en octobre ? Moi, de toute façon je redoublerai. Alors, on sera encore ensemble.

    - Heu... oui. Je pense", dit Olivier en rougissant.

    Et Bouboule, par d'obscurs rapprochements, et parce qu'il avait envie de faire plaisir à son camarade, lui demanda :

    "Comment ça fait quand on n'a plus de parents ?
    - Je ne sais pas", dit Olivier.

    Après que Bouboule lui eut demandé de tirer encore une fois la langue pour voir si elle était toujours rouge, ils se séparèrent.

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